|
|
|
|
|
... et la Bakélite fut Mercredi 14 novembre 2007, 14h. (Museum voor de Geschiedenis van de Wetenschappen, Gent) L’Ecole de chimie de Gand avant Leo Baekeland Prof. Dirk Tavernier (Universiteit Gent) Avant d’émigrer aux Etats-Unis, Leo Baekeland reçut une solide formation de chimiste à Gand : retracer l’histoire de l’école de chimie gantoise permet donc de mieux comprendre l’invention de la bakélite. L’université de l’Etat y fut fondée en 1817 par Guillaume Ier, roi des Pays-Bas, avec celle de Liège, toujours en activité elle aussi, et celle de Louvain, qui n’aura qu’une existence éphémère. La recherche fondamentale en chimie démarra lorsque Auguste Kekulé fut nommé professeur à Gand entre autres grâce au développement des laboratoires comme instrument de formation des étudiants et outil d’investigation de la matière . On doit à Kekulé l’affirmation de la quadrivalence du carbone ainsi que la formule cyclique du benzène. Son successeur Théodore Swarts fut avant tout un enseignant hors pair et c’est dans son laboratoire que Leo Baekeland fit ses premières armes d’expérimentateur. Baekeland, devenu le beau-fils de Swarts, s‘installa aux Etats-Unis et mit au point un papier photographique de conception tout à fait nouvelle, le Velox. Fortune faite, Baekeland revient aux recherches effectuées lors de son doctorat à Gand et invente la bakélite. Formé d’abord en tant que pharmacien à l’Université de Gand, Dirk Tavernier s’est ensuite orienté vers la chimie et a combiné les deux formations. Son doctorat a porté sur l’analyse conformationnelle à l’aide de la RMN, résonance magnétique nucléaire. Ses recherches se sont poursuivies dans la même direction : détermination des structures grâce à la RMN avec quelques incursions dans la chimie synthétique. Son intérêt pour la nomenclature l’a mené à être membre titulaire de la section IUPAC consacrée à la nomenclature organique. Il s’est aussi passionné pour l’histoire de la chimie et a enseigné cette discipline pendant quatre ans à Gand avant d’être admis à l’éméritat.
Et la bakélite fut… 1907-2007 Il y a cent ans, un belge émigré aux Etats-Unis inventait le premier polymère entièrement synthétique. D’origine modeste, Leo Baekeland fut formé à la chimie à l’Université de Gand sous la houlette de Théodore Swarts, dont il devint l’assistant puis le beau-fils. Titulaire d’une bourse de voyage, le jeune marié embarque avec son épouse pour le nouveau continent. Ils s’y installeront définitivement. La bakélite est le produit de réaction entre le phénol et la formaldéhyde, réaction que Baekeland avait eu l’occasion d’étudier dans le laboratoire de Gand. Il arrive à contrôler la réaction et dépose un brevet de fabrication du premier plastique synthétique de l’histoire de l’humanité. L’exposition raconte l’histoire de ce nouveau matériau et de son inventeur grâce à des documents exceptionnels et des objets jamais exposés auparavant. Les multiples usages de ce plastique qui révolutionna la vie quotidienne avant l’apparition de bien d’autres sont retracés et l’idée que la bakélite est un matériau du passé est battue en brèche lorsqu’on en découvre les usages contemporains. |